Archives de l'Académie royale de Belgique 15134 : Lettre du ministre de l'Intérieur à Fraikin, 1 septembre 1892. Est-il disposé à exécuter une reproduction du buste conservé au Musée de Bruxelles ? - note de Joseph Jaquet, Thomas Vinçotte et Paul De Vigne, 30 octobre 1892. Ont examiné le modèle du buste qui ne ressemble pas à l'exemplaire du Musée et qui lui est supérieur.
Bulletin, XXIV, p. 522 (séance du 10 novembre 1892) - XXV, p. 816 (séance du 8 juin 1893) : réception du buste.
Publications
Marchal, E., La sculpture et les chefs d'œuvre de l'orfèvrerie belges, Bruxelles, 1895, 411.
Catalogue de l'exposition La sculpture belge au 19e siècle, Bruxelles, Générale de Banque, 1990, II, p. 278.
Van Lennep, J., Catalogue de la sculpture. Artistes nés entre 1750 et 1882. Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1992, p. 178.
Van Lennep, J., Les Bustes de l'Académie royale de Belgique, Mémoire de la Classe des Beaux-Arts, collection in-8°, 3e série, tome VI, Bruxelles, 1993, p. 298-299.
Expositions :
Exposition triennale et jubilaire des beaux-arts, Anvers, 1888, n° 1229 (modèle de l'exemplaire des Musées royaux des beaux-arts de Belgique).
Exposition rétrospective de l'art belge, Bruxelles, 1905, n° 322 (exemplaire des Musées royaux des beaux-arts de Belgique).
Charles-Auguste Fraikin
Sculpteur statuaire néo-classique belge, né à Herentals le 14 juin 1817 et mort à Schaerbeek, le 22 novembre 1893.
(Dessin anonyme – Westermanns Monatshefte, Jahrbuch 08 (1860), S. 554).
Cadet de neuf enfants, Charles-Auguste Fraikin montre très tôt des dispositions artistiques. Son père, notaire et secrétaire communal, encourage ses dispositions et l’envoie à 12 ans chez un parent à Anvers, afin qu’il puisse y suivre les cours de dessin de l'Académie.
Après le décès accidentel et prématuré de son père, il quitte définitivement sa ville natale pour Bruxelles, par une froide journée de janvier 1833, avec en poche trois florins hérités de son père. Pour gagner sa vie, il travaille comme apprenti dans les pharmacies. C’est ainsi qu’il entre dans l’officine d’Auguste-Donat De Hemptine, brillant chimiste et beau-frère du peintre François Navez. Navez, ancien élève de David, est un peintre très en vogue ; il est aussi directeur de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles ; sur ses conseils, le jeune Fraikin y poursuit sa formation. Il se consacre dès lors à la sculpture.
Le succès lui sourit dès 1839 et en 1842, à peine âgé de 24 ans, il reçoit sa première commande officielle.
Lors de l'exposition nationale de Bruxelles de 1845, la reine Louise-Marie remarque son œuvre "L'Amour captif" et en parle au roi Léopold Ier. Désormais, les commandes officielles se succéderont et Fraikin sera toute sa vie honoré de la bienveillance des monarques belges. En 1850, la Grande Duchesse Marie de Russie, directrice des beaux-arts, lui passe commande pour le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.
Élu membre de la Classe des Beaux-Arts de l’Académie royale à 29 ans (le 8 janvier 1847), Fraikin sera Directeur de sa Classe en 1870 et en 1887. Il sera également le deuxième conservateur du département des sculptures du Musée des Beaux-Arts de Bruxelles (aujourd'hui Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique).
Il épouse en 1857 une jeune fille de la haute bourgeoisie de vingt ans sa cadette, Sophie Devis, avec laquelle il aura 4 enfants.
Il reçoit plusieurs prix lors d'expositions, à Bruxelles, Paris, Londres, Vienne, Philadelphie, Melbourne et Adelaïde.
Le 10 Avril 1890, Fraikin fait don de la plupart de ses modèles en plâtre restés dans son atelier, à la ville d’Herentals, à condition que cette collection soit toujours accessible au public et demeure dans un musée qui porte son nom. Le musée a été inauguré officiellement le 14 mai 1893 en présence de l'artiste. http://www.fraikin-genootschap.be
Les œuvres du statuaire sont présentes dans de nombreux musées, en Belgique et à l'étranger.
- Plusieurs œuvres sont entrées dans les collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique par le biais de commandes ou de dons de particuliers (https://www.fine-arts-museum.be/fr/la-collection/artist/fraikin-charles-auguste :
- deux bustes représentant le peintre Eugène Verboeckhoven (les deux versions en hermès, l’une en marbre datée de 1881 et la seconde en plâtre de 1882)
- “l’Amour captif” (un autre exemplaire du groupe en marbre se trouve dans les collections du musée de l'Ermitage)
- “le Triomphe de Bacchus”
- “Psyché appelant l'amour à son secours”
- une esquisse en terre crue de la statue en pierre d’Adolphe Quetelet, assis, statue visible dans le parc du Palais des Académies
- ...
- Statue du roi Léopold Ier (Chambre des représentants à Bruxelles)
- Mausolée de la reine Louise-Marie (église Saints-Pierre-et-Paul à Ostende)
- Personnification de Bruxella (1848), statue en marbre ornant la fontaine due à l'architecte Joseph Poelaert (place Rouppe à Bruxelles)
- Monument des comtes d'Egmont et de Hornes (place du Petit Sablon à Bruxelles), probablement son oeuvre la plus connue
- un buste du peintre Louis Gallait, au Palais des Académies
- ...
L’Institut Royal du Patrimoine artistique a photographié quantité d’oeuvres, essentiellement en marbre, qui rendent compte de la variété des sujets sculptés par l’artiste.
Annuaire : Notice par le chevalier Edmond Marchal ; portrait gravé par Louis Greuze, 1900, p. 381.
Nouvelle Biographie nationale : Notice par Sibylle Valcke, t. 3, p. 173. Cent cinquante ans de vie artistique, 1980, p. 108.
Bulletins : Discours prononcé à ses funérailles, par le chevalier Edmond Marchal, 3e série, t. XXVI-1893, p. 696.
Notices biographiques..., éd. 1886, p. 521.
Pour l’Académie royale il réalisa les bustes en marbre du mathématicien Adolphe Quetelet, de l’historien Louis Gachard, de l’astronome Jean-Baptiste Liafre et du peintre Louis Gallait ainsi qu’une statue en pierre d’Adolphe Quetelet dans le jardin du Palais des Académies.
Buste, marbre,
H 80,5 L 50 P 35,5
Signature et date au-dessous de l'épaule gauche : C.A. Fraikin / 1893.
Inv. ARB 33.
État (1893) inv. 984.