Buste de Louis Melsens

Charles Brunin

(Louvain, 1814 - Bruxelles, 1886)

Physicien et chimiste.

 

Louis Melsens est né à Louvain, le 11 juillet 1814.

Sorti des humanités du Collège de sa ville natale avec une formation en langues anciennes, anglais, allemand et italien, il se destine d’abord à une carrière dans les bureaux d’une maison commerciale d’Anvers. Rapidement, il se rend toutefois compte de son « inaptitude pour les mœurs commerciales » et décide de se consacrer à l’étude des sciences. 
Attiré par la chimie et la physique, il travaille dans le laboratoire particulier de Dumas, à Paris et complète sa formation à Bonn en Allemagne où il fréquente le laboratoire de Liebig. Il devient docteur en sciences à l’Université de Giessen.
De retour en Belgique, il obtient la chaire de physique et de chimie à l’École de médecine vétérinaire de l’État (Cureghem) et devient examinateur permanent à l’École militaire. 
Il mène de front sa carrière d’enseignant et ses multiples travaux de recherches ; il réalise, entre autres, le premier paratonnerre (1865), construit sur le principe de la cage de Faraday.

Élu correspondant de la Classe des Sciences en 1846, il en devient membre en 1850, et directeur de en 1859. L’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux Arts a créé en 1900 un prix qui porte son nom (Prix Louis Melsens).

Louis Melsens est décédé à Bruxelles, le 20 avril 1886.

Archives de l'Académie royale de Belgique :

15129 : Lettre du ministre de l'Agriculture au secrétaire perpétuel, 8 février 1887. Le modèle du buste en terre glaise est terminé. - Lettre du secrétaire perpétuel au ministre de l'Agriculture, 8 mars 1887. Le modèle doit être retravaillé. Lettre du ministre de l'Agriculture au secrétaire perpétuel, 7 juillet 1887. Le buste en marbre a été livré à l'Académie, après le décès du sculpteur.

 

Publications :

Bulletin, XIII, p. 358 (séance du 3 mars 1887) - XIV, p. 178 (séance du 7 juillet 1887).

Van Lennep, J., Les Bustes de l'Académie royale de Belgique, Mémoire de la Classe des Beaux-Arts, collection in-8°, 3e série, tome VI, 1993, p. 244-245.

Annuaire : Notice par Pierre de Heen ; portrait gravé par Auguste Danse, 1893, p. 483. 
Biographie nationale
 : Notice par Émile Henriot, t. XXX, col. 570. 
Bulletins : Discours prononcé à ses funérailles, par Édouard Mailly, 3e série, t. XI-1886, p. 333. 
Notices biographiques..., éd. 1874, p. 66. 
 

Hugo LETTENS, La sculpture de 1865 à 1895, dans Jacques VAN LENNEP, La sculpture belge au 19e siècle, Bruxelles, CGER, 1990, t. 1, p. 103
Hugo LETTENS, dans Jacques VAN LENNEP, La sculpture belge au 19e siècle, catalogue, Artistes et Œuvres, Bruxelles, CGER, 1990, t. 2, p. 311-313
Biographie nationale, t. 12, col. 185
Paul PIRON, Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles, Lasne, 2003, t. I, p. 160
Paul DELFORGE, Société des Amis de l’Art wallon, dans Encyclopédie du Mouvement wallon, Charleroi, Institut Destrée, 2001, t. III, p. 1484-1486
L’Art moderne, 25 janvier 1914, n°4, p. 31
L’Art moderne, 14 juin 1914, n°24, p. 191
L’Art moderne, 2 août 1914, n°31, p. 241-243
Wallonia, 1913, p. 626-627

Charles Brunin

Le sculpteur Charles Brunin est né à Mons en 1841 et décédé à Schaerbeek en 1887.

Formé à l’Académie de sa ville natale auprès d’Étienne Wauquière, il a suivi les cours de sculpture de Joseph Geefs à Anvers (1865-1868), avant de rejoindre à Bruxelles les cours d’Eugène Simonis.

Aidé par la ville de Mons, il fait de courts séjours en Italie (1871, 1873). Remarqué aux différents salons où il expose des œuvres de son inspiration – souvent des bustes « de type populaire italien » qui ont beaucoup de succès –, il est nommé professeur de sculpture à l’Académie de Mons en 1875.

Vers 1877-1878, lui est commandée une statue à la mémoire du prince Charles-Joseph de Ligne, qu’il réalise en 1882-1883. La statue représente le spirituel écrivain debout, habillé en costume de cour, donnant l’impression de tenir une conversation plaisante. Sur un socle carré, la statue trône au centre de la place principale de Beloeil. 

C’est la première d’une série de plusieurs commandes publiques. Cependant, ce seront davantage des allégories qui lui seront demandées par la suite.

Renonçant à son emploi à Mons (1882), pour s’installer à Bruxelles plus près des commanditaires publics, Brunin décède subitement en 1887.

On lui doit entre autres Les Arts industriels, un relief de la façade des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles, qui par ailleurs comptent dans leur collection une statue en bronze commandée d'après le modèle original appartenant à la veuve de l'artiste : Souvenir de Venise : le(s) pigeon(s) de Saint-Marc (1875-1893) — Inv. MRBA 3254

 

Buste,

marbre,

Ht 81,5 H 66 L 55 P 35,5

Signature au revers : Ch Brunin

Inv. ARB 6.

État (1887) inv. 781.

Photo Luc Schrobiltgen